9- Mon chien est mort !

Je me fais toute petite dans mes shorts depuis que Roland a été amené par les ambulanciers à l’Hôpital ! Je me trouve tellement nounoune d’avoir acquiescé à sa demande et d’avoir continué de baiser pendant qu’il était à l’agonie ! Pour ma défense, je n’étais pas capable de bouger ! Il me retenait en place ! Malgré le fait qu’il est gentleman, il peut être ferme quand il désire quelque chose !

Je suis l’ambulance jusqu’à l’hôpital ! J’espère que tout se passe pour le mieux pour mon Roland chéri ! S’il fallait qu’il claque à notre première baise, est-ce que ça ferait de moi une veuve noire ? Ah non ! Plus un homme ne va vouloir de moi, si ça se savait ! Ils vont tous avoir peur qu’il leur arrive le même sort ! Pas de panique ! Ne pensons pas au pire ! D’un coup que ce n’est rien de grave ! Soyons réalistes quand même !

L’ambulance arrive à bon port ! Les ambulanciers amènent Roland aux urgences. Je suis de très près. Seulement, à l’accueil, les infirmières ne me laissent pas passer ! Pourquoi ? Parce que je ne suis pas sa femme, ni sa sœur, ni sa mère ! Ah là, là ! Pauvre petit loup, il va être bien seul de l’autre côté. J’essaie quand même de rentrer, mais je me fais escorter par l’agent de sécurité sur les lieux. Il m’invite à m’asseoir sur les bancs bleus et attendre que quelqu’un m’appelle !

J’obtempère bien malgré moi ! Assise, je commence à réfléchir ! Quessé ça, un agent de sécurité à l’hôpital ! Depuis quand ils ont ça ! Ils ont vraiment peur qu’on devienne hystérique à attendre notre tour, pour voir un médecin ! Mais je me souviens que j’avais vu dans les journaux du coin, qu’un homme armé avait entré dans la salle d’urgence avec un pistolet ! Si ma mémoire est bonne, il s’était enfermé dans une salle de consultation et s’était enlevé la vie ! Mais quelle horrible histoire ! Même dans les hôpitaux, nous ne sommes plus à l’abri !

Quoi qu’il en soit, mes pensées reviennent vite à Roland ! Qu’est-ce qu’ils sont en train de lui faire ! Il doit être branché de partout ! Pire encore ! Il est peut-être mort ? Non, non ! Il ne faut pas penser à ça, c’est sûr que quelqu’un serait venu me voir pour me l’annoncer ! J’imagine qu’ils ne me laisseront pas poiroter dans la salle d’attente, sur les bancs au confort douteux !

Quoique pour eux, je ne suis personne pour Roland ! Je ne figure à nulle part, vu que ça ne fait pas longtemps qu’on se fréquente ! Ce n’est pas le genre d’homme qui change son testament au premier rendez-vous. Si ça avait été le cas, ça aurait été peut-être payant ! :o  C’est des blagues, je ne suis pas une femme comme ça !! Mais ça ne réglerait pas mon problème d’avoir un homme pour mes cinquante ans !

Tout à coup, mon cellulaire sonne ! OH ! J’ai oublié de fermer mon téléphone en arrivant à l’urgence ! Je me fais dévisager ! Bien que personne ne le ferme, juste le son de la sonnerie dérange ! Je ne reconnais pas le numéro de téléphone ! Je décroche et une voix d’homme qui tente d’être semi-sensuel s’empresse de dire :

Allo ma belle Cendrine !

Qu’est-ce que tu portes en ce moment ? Ne me dis pas que tu as mis ton petit déshabillé en dentelle juste pour moi !

Je suis abasourdie, j’éloigne mon cellulaire de mes oreilles pour regarder le numéro à nouveau ! Mais quessé ça ? C’est qui lui ? Comment a-t-il eu mon numéro de téléphone ? Je me pose un paquet de questions, qui visiblement demeurent sans réponse ! Tout se bouscule dans ma tête et tout à coup, j’allume ! À mon travail, on m’a demandé d’être de garde, au cas que des fois, une de mes collègues ne pourrait prendre les appels ! Avant de partir de chez moi, j’avais fait un transfert d’appel de mon téléphone rose vers mon cellulaire !

Eh boy ! Qu’est-ce que je dois faire ? Je ne peux pas raccrocher quand je reçois un téléphone rose ! Au prix que les gens paient, je ne peux pas me permettre de leur couper la ligne au nez. Mais en même temps, je ne suis pas pour lui dire des cochonneries en plein milieu de la salle d’attente ! Non loin de moi, je remarque une toilette ! Mon premier réflexe est d’aller m’y cacher ! Je ferme rapidement la porte et essaie de trouver quelque chose de pertinent à dire, suite à ma longue absence !

Mais on s’entend qu’une toilette publique d’une urgence, qui plus est, n’est pas un endroit propice pour l’imagination ! Je tente de m’en sortir, sans trop de dommage ! En essayant de rattraper le coup en faisant des bruits d’orgasme, quelqu’un cogne à la pogne ! Eh misère ! Je fais semblant de ne pas entendre et continue mon histoire pour finir mon appel au plus vite, mais ça cogne de plus belle ! Cette fois, une voix demande : » Êtes-vous Alyne Paquette ? » Hein ? Oh ! Je réponds un oui timide ! La même voix répond :

« Un Roland vous demande dans la salle #3 ! »

À suivre… 🙂

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