8- Appelez-moi la veuve noire !

Je finis par piler sur mon orgueil et je décide de faire les premiers pas envers Roland! Ça suffit le niaisage! Je dois savoir ce quil en est! À défaut davoir son numéro, ce qui est très louche après un premier rendez-vous, je lui envoie un courriel! Avouez! Sil na pas laissé son numéro, cest signe quil ne veut plus rien savoir! Non?

Je m’installe donc devant mon ordinateur! Je cherche les bons mots, pour ne pas froisser Roland! Surtout, que cest moi qui dois marcher sur des œufs, après l’épisode du restaurant! Juste y penser, je vire encore au rouge! Non, mais, perdre ses bobettes dans un restaurant chic, en compagnie de lhomme de sa vie! Cest assez pour mourir de honte! Non ?!

Cher Roland,

J’espère que vous êtes bien rentré après notre souper de l’autre soir! Je vous écris dans lespoir davoir de vos nouvelles. Je me meurs denvie de vous revoir. Quest-ce que vous diriez dune petite marche en plein air?

Alyne

xxx

Pas plus, pas moins! Je ne veux pas en mettre trop! Une marche n’est pas si engageante. Quand un des deux ne veut pas poursuivre plus loin pour un café, un diner ou autre, ils peuvent reprendre chacun leur route, dans des sens opposés! Idéalement, ce nest pas ce que je préfère, je tiens vraiment à ce que notre histoire aboutisse à quelque chose!

DING!

Très chère Alyne,

Je suis content d’avoir de vos nouvelles. Étant donné votre malaise lors de notre rencontre, j’ai pensé que vous ne vouliez plus me voir. Je serais ravi de prendre une marche avec vous. Si cela vous convient, je vous attendrai assis sur un banc à l’entrée du parc de la Terre des Jeunes, ce soir, 19 h. C’est un superbe endroit pour s’y balader et discuter! Si vous n’êtes pas disponible ce soir, retournez-moi un petit courriel, mon téléphone ne fonctionne pas pour le moment.

Votre très dévoué, Roland

xxx

Oh my god!!! Je ne tiens plus en place! Voir si je vais repousser ce deuxième rendez-vous! Oh que non!! Je vais sauter sur loccasion, et ce, dans tous les sens du terme, si je suis capable! Oh oui! Depuis mon souper avec lui, je ne fais que penser à lui! Même que je fais des rêves plutôt coquins, que je souhaite ardemment transposer dans la réalité!

Il est 19 h tapant quand j’arrive à l’entrée du parc! Mon cœur bat la chamade lorsque j’aperçois Roland, assis sur le banc, tel que prévu! Mais quel dieu grec, cet homme!Voulez-vous bien me dire ce quil me trouve à moi? Il aurait pu se sauver en courant et être au bras dune belle grande blonde aux yeux bleus! Non, non, non! Je dois chasser ces images de ma tête! Je ne dois pas penser à ça, ça apporte la poisse!

Je rejoins mon bel étalon! Nous commençons à marcher, nous discutons de tout et de rien! Cest un vrai gentleman, ce Roland! Il sinquiète de mon confort, si je n’ai pas trop froid, si j’ai mal aux pieds, etc. Clairement, je ne me peux plus! Tranquillement pas vite et de façon furtive, je lui frôle la main. Il se laisse faire! Il ne doit pas haïr ça, tant que ça! Je continue ma manœuvre et sans m’y attendre, Roland me prend la main!

Une décharge électrique me transperce le corps! Sans même réfléchir, j’empoigne le visage de Roland et je lembrasse! Il na même pas sourcillé, ni même résisté! Il sest laissé faire! Je continue de l’embrasser à pleine bouche! Le feu ardent commence à monter en moi et visiblement en lui aussi! En lembrassant, je me suis blottie contre lui, je suis suffisamment proche pour sentir le chapiteau levé sous le manteau de Roland!

C’est à ce moment, qu’il m’invite à me rendre chez lui. Il vit à peine à cinq minutes de marche! J’accepte, une folle dans une poche ! Je ne peux pas laisser passer cette chance! Mes rêves vont devenir réalité! Je suis tout émoustillée! Je mimagine déjà, Roland qui m’enlève tout doucement mes vêtements, un à un, découvrant mutuellement chacun de nos corps! Sans nous en rendre compte, nous nous sommes mis à faire de la marche rapide! Autant lui que moi avions hâte à ce moment!

Roland vit dans un joli bungalow, des années 70, très bien entretenu. En arrivant à la maison, il me demande, par politesse, si je veux visiter les lieux. En guise de réponse, je le plaque sur le mur de l’entrée et recommence à l’embrasser, mais cette fois, un baiser langoureux. Je me donne comme s’il n’y avait plus de lendemain! Roland est aussi excité que moi, ça se voit ! Il mamène en direction de sa chambre. Sans crier gare, il m’arrache mon chemisier!

Stupéfaite, je me transforme en vraie lionne et prends le contrôle de la situation. Je le pousse sur le lit. Roland tombe sur le dos et comprend qu’il est maintenant à la merci de son invitée. Ne perdant pas de temps, je chevauche Roland, après l’avoir déshabillé, bien sûr! Cest de plus en plus chaud entre nous deux! Je men donne à cœur joie! Vu que je suis par-dessus Roland, celui-ci a toute qu’une vue! Je vois quil adore ça!

Après cinq minutes intenses d’action, je remarque que Roland ne va pas du tout! Il se prend la poitrine à deux mains en faisant des grimaces. Oh là, là, là, là!! Il ny a rien de bon là-dedans! Roland est en train de péter au frette!! Non, non, non, non!! J’arrête mes mouvements et je veux débarquer, pour quil soit en mesure de respirer aisément et pour appeler les secours!

Il m’attrape une cuisse avant même que je n’aie eu le temps d’agir. Il me demande de continuer, car il est sur le point de jouir! Sil doit mourir, aussi bien avoir du fun! J’essaie tant bien que mal de me libérer de son emprise, mais je ne suis pas capable! Je me résigne et continue mes mouvements de va-et-vient! Deux minutes plus tard, Roland finit par venir!

En moins de deux, je prends le téléphone et j’appelle les secours! J’explique la situation, en omettant de dire que nous sommes tous nus comme des vers! J’aide Roland à se rhabiller, pour qu’il soit présentable lorsque les ambulanciers arriveraient. Ça sonne à la porte, je vais ouvrir! Ce sont les premiers soins et chacun deux détourne le regard! Dans le feu de laction, j’avais oublié de mhabiller! Gênée, je leur indique la chambre au bout du couloir et j’essaie de trouver un morceau de linge à me mettresur le dos!

Les ambulanciers posent des questions d’usage à Roland et s’informent de ce qu’il était en train de faire lorsqu’il a eu des serrements. Il leur a répondu qu’il jouait aux échecs avec moi. Les ambulanciers se sont échangés un petit regard qui voulait dire : «Ouin, ouin, on va dire!»

Étant donné que je ne suis pas encore habillée, je rassure Roland que je vais le rejoindre sans tarder à l’hôpital. Dans le cadre de la porte de la salle de bain, entourée d’une serviette, j’ai regardé les ambulanciers et Roland quitter la maison. Je me suis mise à réfléchir à ce qui venait de se passer. Tout ce qui m’est venu à l’esprit est : » My god, j’ai failli tuer l’homme de ma vie! Si après ça, il veut me revoir, ça tiendra du domaine du miracle!»

À suivre! 😉

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